Le jeudi 25 mars 1649 (jour de l'Annonciation), Pierre Port-Combet s'en va tailler ses armariniers (autre nom de l'osier ou saule blanc). Soudain, il est recouvert de sang mais, apparemment, il ne s'est pas blessé. Il s'aperçoit que le sang coule des branches d'osier qu'il vient de tailler. La nouvelle se répand dans la région ; ce mystère attire de nombreuses personnes qui viennent voir l'osier miraculeux, devenu source de dévotion. Le « miracle de l'Osier » fait l'objet d'une enquête et d'un procès civil, ainsi que d'une enquête canonique de la part de l’Église. L’Église a reconnu comme un « miracle » cet événement. Quelques années plus tard, le hameau « des Plantés », dépendant de la commune Vinay, subit un changement de toponymie du fait du nouvel usage mis en place pour évoquer cet événement.
Le 19 septembre 1657, ce même Pierre Port-Combet laboure son champ quand apparaît une belle dame. Celle-ci lui demande de changer de vie et de quitter son état de protestant pour celui de catholique. Cette rencontre aboutit à la conversion du paysan au terme de sa vie, convaincu qu'il a aperçu la Vierge qui lui a donné la grâce. Cet événement, rapporté par une déclaration de son épouse 29 ans après les faits n'a pas fait l'objet d'une étude canonique de l’Église catholique.
La particularité de ces événements (apparition et miracle de l'Osier) est que le voyant est un protestant convaincu, ce qui est un cas très rare d'apparition mariale à un « non-catholique ». Le voyant se convertira au catholicisme plusieurs mois après l'apparition mariale, et sur son lit de mort (sept jours avant sa mort). Le sanctuaire intègre une chapelle dédiée à cette apparition, et fait une large part à ce récit d'apparition.
À cette époque le hameau les Plantés compte une vingtaine d'habitants.
L'apparition de la Vierge en 1657 est colportée bien au-delà des frontières du Dauphiné et fit de l'Osier une terre de prédilection. Les miracles se succèdent au rythme des pèlerinages.
Le village aura été dans un premier temps occupé par des prêtres au comportement peu digne de l'église. Ils resteront pour l'histoire « les malandrins de l'Ozier » (avec un z à l'époque). Ils furent heureusement remplacés en 1664 par des religieux Augustins venus de Vinay puis en 1834 par les Oblats de Marie-Immaculée jusqu'en 1997 date de leur départ du sanctuaire.